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L’envie de fonder une famille impacte souvent de manière négative sur les rapports sexuels. En effet, ceux-ci tendent à perdre en spontanéité. En outre, quand le désir de concevoir un enfant devient une obsession, les chances de réussite de la conception se voient réduites.

Comment favoriser la conception ?

Durant la phase de conception, il y a certaines règles que les futurs parents doivent impérativement respecter. Tout d’abord, concernant les positions sexuelles, le couple qui désire fonder une famille ne doit jurer que sur le missionnaire, les autres postures qui défient la gravité sont à laisser pour plus tard, car elles ne sont pas propices à la conception. La concentration des rapports durant la période d’ovulation s’avère également être une technique qui marche. En outre, l’augmentation de la fréquence des coïts fait aussi ses preuves dans ce domaine-là.

On ne fait pas seulement l’amour dans le but de faire un enfant

L’augmentation des nombres des rapports ne signifie pas obligatoirement que le désir réciproque des deux conjoints connait également une hausse. En ce sens, Natalène raconte : « À un moment, j’ai dit que j’avais été malade ‘pile au mauvais moment’, celui de l’ovulation, et mon mari s’est exclamé quelque chose du genre: ‘Ah, mais on ne fait pas l’amour juste pour faire un enfant!’. Il ne voulait pas que nos relations sexuelles soient pilotées par ça, ça lui coupait son désir ».

Cette histoire nous prouve largement que l’aspect « programmation » peut nuire au côté hédoniste de la sexualité. En d’autres termes, le désir d’enfant peut annihiler le désir sexuel. Caroline Le Roux, psychologue et sexologue spécialisée en périnatalité explique : « On revient alors à une sexualité animale de procréation. Tout ce qu’il y a autour de la fonction érotique n’est plus là ».

Le stress est une nuisance pour la conception

Le stress a des effets négatifs sur les chances de grossesse. Le docteur Collier avance que durant la période de conception, les parents sont fréquemment en proie à différentes craintes, dont le principal est la peur d’être infertile, une peur qui n’est pas sans conséquences, car elle diminue directement les chances de tomber enceinte.

Chez les hommes

Caroline Le Roux précise : « Quand la période d’ovulation approche, certains hommes n’arrivent plus à avoir une érection ou à éjaculer. La femme va alors se dire que son conjoint ne doit au fond pas avoir envie d’avoir un enfant. Cela peut bien sûr arriver, mais, dans l’immense majorité des cas, il y a simplement trop de pression ».

Quid des futures mères ?

Concernant les femmes, une envie obsessionnelle de tomber enceinte réduit également le taux de succès de la grossesse. Au docteur Collier de détailler : « Si les femmes finissent par en faire une obsession, cela peut ébranler l’hypophyse et l’hypothalamus, le petit ordinateur dans leur tête qui libère les hormones FSH et LH et contrôle l’activité cyclique des ovaires, et perturber l’ovulation ».