Les résultats d’un sondage entrepris sur 1.000 Français environ a révélé que seulement 14 % d’entre eux possèdent un sextoy. 61 % ont quant à eux avoué être ouverts à l’idée d’en acheter.

C’est gênant

 

Les Français ne détestent pas les sextoys, la vérité est qu’ils n’osent pas en acheter. En effet, avoir un joujou sexuel en leur possession est une chose qu’ils ont encore du mal à accepter. Une enquête BVA, entreprise pour le compte des magasins Passage du désir a montré que seuls 14 % de la population française âgée de 18 ans et plus en possède un. Chez les Suédois, ce pourcentage s’élève à 49 % contre 27 % chez les Allemands et 21 % chez les Belges.

Les produits les plus prisés

 

Les huiles et les lingeries devancent de loin les autres accessoires érotiques figurant parmi les préférés des Français. En France, la majeure partie de la population est consciente de l’importance d’une sexualité épanouie. En effet, 95 % des répondants jugent « essentielle ou importante » qu’un couple soit sexuellement en harmonie. Mais pour atteindre cet objectif, ils misent plutôt sur leurs compétences personnelles. Ainsi, pas moins de 30 % des ménages possèdent des huiles de massage dédiées aux mains baladeuses. La lingerie coquine gagne également la côte et les 37 % des Français à en cacher quelques-unes dans leur tiroir ne le nieront pas. Les méthodes plus osées à savoir l’utilisation de sextoys, de bandeaux ou de menottes intimident par contre les Français si bien que seuls 14 % des interrogés disent avoir un de ce type d’objets chez eux. Et enfin, 12 % ont déclaré posséder des produits érotiques à la fois ludiques et coquins.

Sauter le pas, facile à dire, mais pas à faire

 

Malgré le faible pourcentage de Français à posséder des gadgets dédiés au plaisir sexuel, nombreux (61 %) sont ceux qui sont ouverts à l’idée d’en acheter. Les raisons de cette réticence demeurent jusqu’ici imprécises : 66 % des participants au sondage avancent : «je n’en ai pas besoin, cela ne m’intéresse pas», 13 % admettent «ne pas oser en acheter» et 6 % lancent «qu’aucun modèle ne leur donne envie». Ces arguments démontrent, donc que la principale cause est la gêne à côtoyer un Loveshop. En effet,  54 % des gens qui disent posséder un sextoy ont effectué son achat en ligne. 40 % de la lingerie affriolante et 36 % des autres produits sont également commercialisés en ligne.

 

«Les Français ne sont pas si ouverts que ça », explique Patrick Pruvot, fondateur des magasins Passage du désir. « Les gens disent que ce n’est pas tabou, qu’ils ne seraient pas contre l’idée d’avoir un sextoy, mais seuls les 18-25 ans sont vraiment dans l’expérimentation», ajoute-t-il.

Toutefois, ceux qui ont eu l’audace de se procurer des jouets sexuels ne le regrettent en rien. Au contraire, ces derniers affirment que ce genre de joujoux ont fait des merveilles sur leur vie intime.

Cette enquête a été effectuée auprès de 1.006 Français âgés entre 18 et plus entre le 9 et le 12 janvier 2014. Les participants se devaient de répondre à un questionnaire en ligne.