L’actuelle ministre des Familles, Laurence Rossignol, entreprend présentement une lutte acharnée contre les violences que subissent les plus jeunes. En ces termes, elle entend mettre définitivement fin à l’accès libre des jeunes aux contenus pornographiques en ligne. Voici ce que dit le texte de loi de l’article 227-24 du Code pénal à ce propos : « Le fait (…) de diffuser par quelque moyen que ce soit (…) un message pornographique (…) est puni de trois ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende lorsque ce message est susceptible d’être vu ou perçu par un mineur ». Découvrez ci-dessous les arguments avancés par la ministre pour justifier sa prise de position.

La pornographie est une autre forme de violence

Laurence Rossignol scande que la pornographie figure parmi les violences faites aux enfants. Certes, les femmes qui sont les premières victimes de ces vidéos classées X, puisque dans les scénarios, les actrices sont sujettes à une exploitation sexuelle bien qu’elles soient consentantes. Mais cela a de grands impacts sur les enfants tant pour les petits garçons que pour les petites filles. En effet, en raison de l’image des femmes véhiculée par les films pornos, les mineurs développent une vision déformée du sexe feminin et de leurs valeurs et certains la gardent jusqu’à l’âge adulte.

La pornographie renie l’importance de l’amour

Une image « avilissante pour l’amour », tel est l’avis de Laurence Rossignol sur la pornographie. Dans les scénarios de ces films, l’amour n’a pas de place et sa valeur est entièrement dégradée. En pornographie tout est question de sexe. Ainsi, la ministre prône l’utilité d’une lutte contre l’industrie X elle-même, car c’est celle-ci qui est la principale source de ce problème. À ce sujet, elle entend instaurer l’interdiction de l’accessibilité des enfants aux sites de film pour adulte qui pullulent sur le web.

La pornographie met en avant l’inégalité de sexe

Dans les films pour adultes, les femmes sont explicitement considérées comme des objets que les hommes peuvent manipuler à leur guise. Ainsi, ce n’est plus uniquement une représentation faussée de la sexualité qui en résulte, mais  réellement l’inégalité entre les hommes et les femmes qui s’y voit accentuée alors qu’il faut inculquer aux jeunes dès leurs plus jeunes âges que tous les individus sont égaux afin que ceux –ci estiment plus tard les relations humaines.